Julie Lagarrigue

"SUR MES ÉCHASSES, JE FAIS DES BONDS À QUARANTE ANS"

Julie commence très tôt son apprentissage de la musique.
Elle s’endort tous les soirs en écoutant son père jouer Chopin, Bach, Brahms, et bien d’autres.
Elle suivra une scolarité ni brillante ni mauvaise, mais les événements survenant au cours de son adolescence l’amèneront à apprendre et à exceller rapidement en « adaptation » et « résilience » .
Diplômée en Arts-Plastiques, elle est reçue aux concours des grandes écoles d’art contemporain, et choisit d’entrer à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, où elle obtient son DNAP en 1999.
Elle apprend sur le terrain la pédagogie et l’animation, tout en réfléchissant aux grandes notions d’éducation.
La musique ne la quitte jamais, elle poursuit ses apprentissages de piano et chant par une formation au CIAM (Bordeaux), joue dans plusieurs groupes, écrit ses chansons.
Parallèlement Julie continue de se former en chant avec la pratique « souffle et voix » auprès de Francis Got, en « clown-théâtre » auprès de Ramon Albitsur, et suit un DU d’Art-thérapie à l’AFRATAPEM, Université de Médecine de Tours.
Elle fait ses débuts dans la rue avec le groupe féminin Lépiceri, puis sur scène sous le nom de Julie et le vélo qui pleure (1er album “Que nos yeux soient lavés” en 2008), enchaîne les premières parties, festivals et tremplins en chanson française, tout en travaillant en tant qu’art-thérapeute auprès des blessés Traumatisés Crâniens Grave. (Château Rauzé, Cénac).
L’iddac (Agence culturelle de la gironde) se montrera dès ses débuts et jusqu’à ce jour d’un soutien sans faille.
Elle est déléguée AFRATAPEM des art-thérapeutes de Nouvelle Aquitaine depuis 2008, fondatrice de la Maison des Arts et des Art-Thérapeutes d’Aquitaine qui ouvre ses portes à Bordeaux, 1 mois avant la première crise sanitaire COVID en 2020.
Entre 2008 et 2021 elle a enregistré 4 albums, dont le dernier “Amours Sorcières” (sorti en 2020) reçoit 3 clefs Télérama. Julie a travaillé dans de nombreux établissements sanitaires, sociaux, éducatifs etc (CHU, Centre Abadie, Hôpital Charles Perrens), et a écrit et joué la pièce musico-théâtrale “J’ai rencontré des étrangers” largement plébiscitée et soutenue dans et par sa région.
Elle est aussi musicienne pour le théâtre (Atelier mécanique générale Contemporaine, J. P Ibos) où elle apprend à écrire et jouer sur commande pour un metteur en scène.

Julie profite des confinements pour préparer son nouvel album et spectacle “La mue du serpent blanc” dont la sortie officielle est prévue pour 2022.
Souvent appelée à intervenir pour animer des ateliers d’écriture de chanson, des stages « souffle et voix », elle dirige la fameuse troupe béglaise de chanteurs de rue “les jougadous“, réalise et coordonne le livre disque “Chansons à 2 Accords” avec 25 chefs de chœurs de la région Aquitaine.
On retrouve son humanisme tant dans ses textes que dans sa musique, elle collabore avec de nombreux musiciens et arrangeurs tous choisis pour leurs origines très éclectiques.
On a souvent évoqué Barbara, Anne Sylvestre en l’écoutant.
Ses chansons sont nourries par toutes ces expériences, ces rencontres, qui font de Julie ce qu’elle est.
Elle chante sur l’album “Amours sorcières” : “je parle comme je pense“.
En effet, il suffit de l’écouter pour comprendre rapidement qu’elle ne triche pas.
Son invitation à l’échange, à accepter les plaies encore béantes de nos cœurs, sa générosité et l’état brut dans lequel les chansons sont maintenues volontairement, en sont désarmantes.